mercredi 5 octobre 2011

Avis des jeunes sur le discours des candidats aux élections à la Constituante en Tunisie



Lors de notre réunion à Kélibia le 02 octobre 2011 nous avons, après une brève présentation des candidats, donné la parole aux personnes présentes.

Cette vidéo est intéressante car elle donne le point de vue d'un jeune. Critiqués par tous pour leur "indifférences" nous nous rendons compte ici que ce n'est pas de l'indifférence mais une sorte de scepticisme.  Les jeunes ne se retrouvent pas dans les discours qui ne se traduisent pas dans les faits . Ils ont besoins d'actes et non de mots. 



mardi 4 octobre 2011

رؤية استشرافية لمستقبل تونس



تعمل القائمة المستقلة "عيون حريصة" نابل 1 على بناء دولة مدنية ديمقراطية حديثة تكفل الحرية والعدالة الاجتماعية لكل مواطنيها

1)    نظامها جمهوري، دينها الإسلام، لغتها العربية، بعدها عربي مغاربي.
2)    تأسيس دستور دولة يقوم على التوازن والتفرقة بين السلط.
3)    تأسيس مؤسسات دستورية عليا دورها ضمان الحرية الفردية والعدالة الاجتماعية وتوزيع الثروة على جميع مواطنيها.
-       المحكمة الدستورية
-       المجلس الأعلى للقضاء
-       المجلس الأعلى لحماية الحريات
-       المجلس الاقتصادي والاجتماعي والثقافي
-       المجلس الأعلى للرقابة والتفتيش لحماية موارد الدولة.
4)    تكريس مبدأ دستوري لحماية جميع مواطني الدولة دون التفرقة ولا تميز ولا عنصرية ولا أفضلية.
5)    تكريس مبدأ التداول السلمي للسلطة عن طريق الديمقراطية المباشرة مع وضع ضمانة دستورية لعدم الوقوع في الفراغ على مستوى هرم السلطة.
6)    تكريس مبدأ وجوبيه احترام حقوق الإنسان.
7)    تطوير مكتسبات الشعب التونسي في مجال التعليم والصحة وحقوق المرأة مع مراعاة للهوية الوطنية.
8)    تكريس مبدأ دستوري حق الحصول على الشغل والضمان الاجتماعي ومنحة البطالة.
9)    حرية العمل النقابي وتكوين الجمعيات والمنظمات والأحزاب في إطار نظام قانوني يكفل استمرار النظام الجمهوري.
10)                     البشر أساس ثروة الدولة تحميها وتحافظ عليها وتكرس فيها الانتماء للهوية التونسية ذات البعد العربي الإسلامي المغاربي يقوم التعامل بينهم في إطار دولة مدنية.
11)                     حماية الثروات الطبيعية البحرية والغابية والحيوانية لضمان بيئة للعيش السليم لأجيال الحاضر والمستقبل

Tunisie. La lutte inégale entre les partis et les listes indépendantes - Mardi 04 Octobre 2011 07:35

Abderrazak Lejri* écrit – Les indépendants ne représentent pas une menace pour la cohésion de la Constituante, mais une chance pour l’avenir de la Tunisie. 

Depuis la publication des statistiques sur les listes des partis et des indépendants totalisant 1.600 inscrits, démontrant la vitalité de la société civile, le débat fait rage sur la prolifération des listes indépendantes comme on s’est interrogé auparavant sur la prolifération – somme toute explicable après des décennies de dictature – du nombre de partis au fur et à mesure de l’obtention de leurs visas.

A moyen terme, pour ce qui est des partis, la réalité du terrain et la sanction des urnes opérant, on peut s’attendre à ce que, sous l’effet des coalitions et une fois les plaisantins opportunistes dégagés de la scène politique, le jeu sera clarifié et les partis auront la priorité pour jouer leur rôle dans un cadre démocratique, ce qui est loin d’être le cas dans la foire d’empoigne d’aujourd’hui.

Le spectre de l’émiettement des voix
L’existence d’un nombre d’inscrits indépendants, qui avec 700 listes représentent 41%, n’est pas une catastrophe comme veulent argumenter les membres des partis en lice sous prétexte d’émiettement des voix préfigurant l’avènement d’un groupe de 217 personnes d’avis différents pouvant être dissonants voire paralysants lors des débats de la Constituante.

Ayant passé le temps des chamailleries (il est plus approprié de parler d’accusations éhontées et de violences verbales voire physiques) entre eux pour cause de concurrence électorale et de «drague» des électeurs potentiels en-dehors de toute règle déontologique, les partis se retournent en ce moment contre un ennemi commun tout trouvé : les listes indépendantes boucs émissaires désignés cibles de leurs attaques et invectives.

Les partis – qui sont appelés à exercer le pouvoir –, et que personne n’empêche de commencer à préparer leur vision de la gouvernance, se trompent d’échéance en agitant le spectre de la confusion et d’émiettement des voix si l’électeur opte pour les listes indépendantes lors des élections du 23 octobre.

Or dans le cas d’espèce, on oublie que l’échéance du 23 octobre a pour première priorité la fondation d’une nouvelle république dont le premier acte est la rédaction de la nouvelle Constitution.

Le rôle d’opposition interne
Durant cette première étape, ce que les Tunisiens veulent, c’est une Constitution qui traduise non la volonté hégémonique de certains partis via leurs pièges sémantiques ou leurs manœuvres politiciennes – la quête du pouvoir pouvant conduire aux pires dérives et compromissions via les alliances – mais  celle d’une société civile plurielle qui est représentée par des indépendants qui ont toutes les chances de refléter les différentes composantes du peuple.

Le fait que la majorité des indépendants n’ont pas intégré les partis selon leurs sensibilités politiques (c’est ce qui leur est reproché par ces derniers) traduit justement l’échec de ces mêmes partis à convaincre les premiers d’un ralliement soit à leur doctrine soit à leur façon d’opérer.

Les autres causes qui expliquent ce phénomène sont le manque de confiance et la désaffection toute naturelle envers ceux qui du temps de Ben Ali ont joué le rôle de fausse opposition et la majorité des nouveaux d’entre eux qui véhiculent une image négative et in fine pour la bonne raison que la révolution – qui a surpris tout le monde – s’est faite en dehors des partis.

Les indépendants se voient justement reprocher leur indépendance, jugés qu’ils sont d’être des électrons libres dépourvus de bon sens, de capacité de débattre de façon consensuelle et de rébellion contre les appareils, comme si l’affiliation à un parti permet d’absoudre tous les défauts.

Bien au contraire, le fait qu’un membre de parti est redevable de comptes au sien le rend aliéné à sa ligne politique sauf en cas de débat démocratique interne dont on peut douter en ce moment alors qu’il y a lieu de penser qu’un indépendant aura un contrat direct avec le peuple via les électeurs qui l’auront choisi l’autorisant a priori à défendre les intérêts supérieurs de la nation en-dehors de toute contrainte d’appareil et avec d’autant plus d’indépendance que certains n’ambitionnent même pas de se présenter à titre personnel aux législatives.

Il est des associations plus organisées, plus efficientes et plus actives que bien des dizaines de nouveaux partis qui tiennent davantage de regroupements familiaux.

Au contraire, la présence des indépendants au sein de la Constituante permettra de bâtir avec les représentants des partis qui sont sincères les fondamentaux de la nouvelle république – et au cas où – de jouer en plus d’acteur de propositions, le rôle d’opposition interne aux éventuelles dérives de certains partis qui tenteraient de piéger le texte de la nouvelle Constitution et d’alerter par le relais des médias, l’opinion publique.

Entre les concepts et les réalités
Les partis qui mettent en avant surtout leurs programmes économiques et sociaux en ce moment pour les élections de la Constituante sont en train de tromper l’opinion publique comme l’a si bien affirmé, lors d’un débat restreint, le penseur Youssef Seddik qui conduit une liste indépendante à l’Ariana.

Il est vrai que, face aux attentes urgentes sur tous les plans des populations démunies, la constituante et la démocratie peuvent être qualifiées de concepts théoriques pour des intellectuels nantis et les personnes en situation de précarité ne peuvent avoir la lucidité ou le bon sens d’admettre qu’on va mettre le court terme entre parenthèses et on ne peut leur demander de se projeter dans le long terme eux qui vivent dans la désespérance quotidienne (pour un ouvrier journalier le long terme c’est le mois prochain).

A contrario, ceux qui ne sont pas en situation économique difficile vivent avec un extrême bonheur la révolution du 14 Janvier qui les a surpris en leur apportant sur un plateau le pain béni, tant les débats d’idées, les libertés et les prémices même balbutiants de démocratie dont ils ont été longuement sevrés viennent en complétude d’une vie végétative tronquée.

Contrairement aux petits bourgeois pour qui rien n’est jamais assez parfait, pestant quotidiennement contre le désordre, les mendiants qui les indisposent et les poubelles qui polluent leurs quartiers, ceux qui n’ont ni emploi, ni poubelles (exclus de la consommation, ils n’ont ni contenu ni contenant) et qui quémandent les 450 millimes pour leur café quotidien pour remplir leurs longues et mornes journées jalonnées d’ennui et d’attente, ne sont pas en disposition d’admettre la logique qu’on les fasse attendre davantage.

C’est sur ce terreau fragile (il y a des naïfs qui croient aux miracles) qu’un héraut de l’imposture à la tête du parti-entreprise Upl a bâti son discours illusionniste truffé de promesses trompeuses et diffusé par force marketing et lors d’une grande messe électorale digne de Citizen Kane : plus d’un million d’emplois et 10% de croissance ici et maintenant et j’en passe !

Le nécessaire sursaut des indépendants


On remarque un essoufflement de l’ardeur combattive et une certaine démobilisation qui gagne quelques franges de la société civile et plus particulièrement la jeunesse qui paraît de plus en plus découragée et désabusée.

On peut tenter d’expliquer les raisons de ce désenchantement par une déception quant au mauvais rendu sur les dossiers vitaux d’un gouvernement provisoire qui n’a pas répondu aux attentes d’une jeunesse impatiente et le piteux spectacle d’une certaine classe politique irresponsable et opportuniste.

Il y a aussi le dégoût que leur inspire la collusion de la politique et l’argent (sur ce plan, il leur paraît que rien n’a vraiment changé), et il faut rappeler que le pouvoir de Ben Ali n’a vacillé puis n’est tombé que lorsqu’en plus d’avoir été dictatorial, il est devenu vénal au-delà des limites extrêmes et intolérables.

Or l’aspect vénal qui caractérise l’approche de certains partis affichée ou sous-terraine même avec des gardes fous démocratiques risque d’aboutir à une autre dictature : celle de l’argent dont les effets pervers ne sont pas moins néfastes comme on le voit aux USA, en France et en Italie, où les puissances financières aux pouvoirs débridés ont non seulement asservi l’exécutif mais paupérisé la majorité des classes moyennes.

Sommes-nous en train de nous acheminer vers un scrutin où les «minorités agissantes» à qui on doit la révolution : femmes, jeunes, populations des régions – selon la fatalité historique où toute révolution bénéficie davantage aux opportunistes et aux profiteurs qu’à ses initiateurs – ne vont rien peser face aux appareils structurés ?

Aurons-nous le 24 octobre la gueule de bois suite à une marginalisation des indépendants au sein de la Constituante alors que jusqu’à maintenant, sur le plan symbolique, notre révolution a impressionné le monde entier par la formidable implication des jeunes adossés aux nouvelles technologies, la stricte parité imposée sur les listes électorales, un niveau jamais atteint d’implication de la société civile via les listes indépendantes, etc. ?

A 20 jours de l’échéance cruciale des premières élections libres, en dépit d’une lutte inégale avec les partis et de la première fausse note de l’Isie par l’octroi d’une allocation de campagne électorale insignifiante, la société civile et les indépendants ne doivent pas baisser la garde et se doivent de relever le défi, car s’ils sont indépendants, ils ne sont pas seuls.

* Membre de la Ligue tunisienne pour la citoyenneté (Ltc).

Source cliquer ici  

NB nous avons souligné les passages qui nous ont paru les plus intéressants 

lundi 3 octobre 2011

Notre histoire racontée par le docteur Imen Younes

Voici l'histoire de notre liste comment elle s'est constituées et ce que nous souhaitons amener comme pierre à notre nouvelle Tunisie. 

عيون حريصة من القلب إلى قلوبكم ...هذه قصتنا ...لا نزعم النضال ولا ندعي الثورجية ولا نقدم مليون موطن شغل ، نحن نقدم مصداقيتنا والتزامنا نحو الناخيبين والوطن على أن 
 نساهم في كتابة دستور يجعلنا في طليعة الامم!

Carnet de campagne - 1 er octobre 2011 - الحملة الانتخابية عيون حريصة



Lancement de la campagne électorale de notre liste indépendante Regards Vigilants عيون حريصة sur la région de Nabeul 1.




Dar Allouch - Cap bon - عيون حريصة - الحملة الانتخابية

Dar Allouch - Cap bon - عيون حريصة - الحملة الانتخابية

Dar Allouch - Cap bon - عيون حريصة - الحملة الانتخابية

Après un arrêt par Dar Allouche, nous avons visité des villages reculés de l'arrière pays de Kélibia. Régions où la route est si mauvaise qu'il est plus facile de circuler sur le bas côté que sur le bitume.

Des paysans oubliés qui pour la plupart doivent chercher l'eau à la source ou au robinet public et attendre parfois plusieurs heures avant qu'un louage (transport collectif) passe pour les amener à la ville. 

Des personnes simples et accueillantes qui veulent à l'avenir ne plus faire partie des oubliés alors même que c'est grâce à leur efforts dans le froid et sous le soleil brulant que tout le reste de la Tunisie a de quoi se nourrir.
Le Docteur Adib Samoud Vétérinaire - Cap bon - عيون حريصة - الحملة الانتخابية

Sanda Barboura et des villageoises Dar Allouch - Cap bon - عيون حريصة - الحملة الانتخابية



Dr Adib Samoud - Béni Ryetel - avec des paysans attendant le louage - عيون حريصة - الحملة الانتخابية

Le chiffre attribué par tirage au sort à notre liste - عيون حريصة - الحملة الانتخابية

Dr Adib Samoud avec un paysan de Béni Khattar


Sanda Barboura accrochant nos regards vigilants en attendant les affiches  - عيون حريصة - الحملة الانتخابية




dimanche 2 octobre 2011

Réunion d'information عيون حريصة Kélibia 2 octobre 2011

Nous avons tenus ce jour une réunion d'information afin de présenter notre liste à des personnes souhaitant être acteurs du destin de notre pays en cette période historique.

Chaque candidat de la liste عيون حريصة  s'est présenté au public et a donné les grandes lignes du programme. Puis un débat s'est engagé entre les candidats et les participants afin d'échanger idées et points de vue afin que chacun soit acteur dans ce projet commun.

Nous remercions toutes les personnes qui ont pris de leur temps pour venir nous rencontrer et qui donneront de leur temps pour nous soutenir.

Bientôt un meeting à Kélibia, nous vous espérons nombreux.

Dr Adib Samoud (Kélibia) - Réunion d'information du 2 octobre 2011

Dr Adib Samoud (Kélibia) - Réunion d'information du 2 octobre 2011

Karim Sidhom (Nabeul) - Réunion d'information du 2 octobre 2011

Dr Kais Mechaal (Nabeul 1) - Réunion d'information du 2 octobre 2011

Adel Haddad ( Korba ) - Réunion d'information du 2 octobre 2011

Karim Sidhom (Nabeul) - Réunion d'information du 2 octobre 2011

Participants à la réunion d'information du 2 octobre 2011


Participants à la réunion d'information du 2 octobre 2011


Participants à la réunion d'information du 2 octobre 2011

Participant à la réunion d'information du 2 octobre 2011


Participant à la réunion d'information du 2 octobre 2011

Dr Imen Younes (Nabeul) - Réunion d'information du 2 octobre 2011

samedi 1 octobre 2011

interview de Adib samoud par Dominique Lagarde Grand reporter à l'express - Regards Vigilants عيون حريصة





Le Grand reporter à l'express, Dominique Lagarde,  a contacté Adib Samoud pour une interview son engagement pour les élections à l'assemblée constituante.

Nous l'avons rencontrée à Tunis autour d'un café. Le Dr Adib Samoud et Sanda Barboura lui ont présenté leurs avis sur la situation politique actuelle et leur critiques ainsi qu'une vision pour l'avenir de la Tunisie. Ils ont défendu la nécessite d'une écoconsitution ainsi que les différents moyens de développer le région de Nabeul et les régions défavorisées en général. 

Séduite par leur engagement, Madame Dominique Lagarde a décidé de les suivre lors de la campagne électorale  à Kélibia et les a rejoins pour un reportage sur le terrain. 

Adib Samoud - Dominique Lagarde (l'Express) - Sanda BARBOURA